» Aucune augmentation pour les retraites complémentaires

Aucune augmentation pour les retraites complémentaires

Alors que la précarité s’installe dangereusement chez les personnes âgées, les caisses de retraite complémentaire sont contraintes de faire stagner les retraites en 2014. Le déficit de l’ARRCO et l’AGIRC menace la sécurité financière des retraités en France. La caisse de retraite complémentaire des salariés présente un déficit de 986 millions d’euros, et la caisse des cadres atteint 1.6 milliard d’euros.

retraites complémentaires

Des personnes âgées vivant sous le seuil de pauvreté

Face à cela, nous constatons que le nombre de retraités vivant sous le seuil de pauvreté augmente significativement. Outre le fait que le nombre de bénéficiaires augmente alors que le nombre de cotisants peine à évoluer, le problème qui s’est posé aux conseils d’administration de l’ARRCO et de l’AGIRC lors de leurs réunions début mars est la différence entre l’inflation réelle prévue pour 2013 par la PFLSS(projet de loi de financement de la Sécurité Sociale) et celle qui s’est effectivement réalisée. En effet, au lieu des 1.75% attendus, le coût de la vie hors tabac ne s’est accru que de 0.74%.

Situation défavorable pour les retraites complémentaires

Cette situation obligerait les caisses de retraite complémentaire à appliquer une diminution compensatoire de la valeur du point pour les rétributions de 2014. Cependant, la clause de sauvegarde prévue dans l’accord avec les partenaires sociaux interdit l’application d’un taux inférieur à 0%. De ce fait, la seule décision possible s’est trouvée être la conservation de la valeur du point existant en 2013. La réalité en quelques chiffres : on constate aujourd’hui qu’un retraité sur dix vit sous le seuil de pauvreté, et que l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA) est versée actuellement à 600 000 personnes. 

Bien que cette décision ait été prise pour assurer la « survie » de nos caisses de retraites complémentaires, elle ne manque pas de scandaliser les concernés, puisque leur situation financière ne fait que s’aggraver au fil du temps.